Les Alyscamps

Le quartier des Alyscamps

Les Alyscamps ou les Champs-Elysées en provençal sont le berceau de la Chrétienneté à Arles. Le lieu regorge de nombreux sites et vestiges gallo-romains qui témoignent de cette époque. La promenade y est tout aussi agréable.

Présentation et histoire des Alyscamps

Située sur le Sud-est du centre-ville de Arles, Alyscamps est une vaste nécropole durant l’époque romaine jusqu’au Moyen-âge. Dès le IVème siècle, ce qui est considéré comme les Champs-Elysées, a été un haut-lieu du Christianisme. Au fil des siècles, Alyscamps est devenu une étape incontournable du pèlerinage Saint-Jacques de Compostelle.

Aussi appelé cité des morts vertueux, le lieu regorge de nombreux sarcophages qui en font un véritable cimetière païen. La cité est rendue célèbre grâce au martyre de Genest, un saint arlésien qui fut décapité sur le lieu en 303. De nombreuses autres personnalités cultuelles y sont également enterrées, à l’instar des évêques d’Arles. Les nécropoles étaient situées à l’extérieur des remparts.

C’est à partir de XIe siècle que la cité des morts se voit dotée de plus en plus d’églises. Une collégiale y a été établie, ainsi que la célèbre église Saint-Honorat, dont les vestiges sont encore présents aujourd’hui. Au XVIIIe siècle, les religieux Minimes y ont aménagés l’Allée des Alyscamps.

 

À partir de la Renaissance, les sarcophages ont été détruits par les prélats et seigneurs. Il n’en reste plus que quelques vestiges. Les allées aménagées par les religieux sont aujourd’hui remplacées par la voie ferrée reliant Paris-Lyon-Marseille.

Les Alyscamps aujourd’hui

Construite initialement sur le rempart antique de l’Hauture, la cathédrale de Saint Trophime a été déplacée vers le Ve siècle près de l’ancien forum romain.  Elle a accueilli la première communauté chrétienne du temps de la Gaule. Son histoire retrace d’ailleurs l’évolution de cette religion à Arles. Depuis l’occupation romaine jusqu’à la révolution, elle demeura le siège d’un archevêché. Elle fut par la suite transformée en temple de raison durant la révolution.

Saint Trophime, premier évêque d’Arles a bâti la cathédrale sous une basilique primitive dédiée à saint Etienne. Dans la tourmente des invasions du VIIe siècle, cette église, qui avait connu deux conciles, fut dissoute avant d’être reconstruite à la fin du XIe siècle. Celle-ci marquera la construction du transept puis de la nef. Plusieurs couronnements y ont pris place, comme celui de l’empereur Frédéric la Barberousse en 1178 suivi de l’empereur Charles IV en 1365. La cathédrale a également célébré le mariage de Louis II en 1400. Déclassée en 1801, la cathédrale Saint Trophime devient église paroissiale.